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Comment savoir si on a des cafards : les signes qui doivent alerter avant d’appeler un dératiseur professionnel de rats et souris

Comment savoir si on a des cafards : les signes qui doivent alerter avant d’appeler un dératiseur professionnel de rats et souris

Comment savoir si on a des cafards : les signes qui doivent alerter avant d’appeler un dératiseur professionnel de rats et souris

On associe souvent les cafards aux cuisines de restaurants insalubres ou aux caves humides de vieux immeubles. Pourtant, ils s’invitent aussi très volontiers dans les appartements bien tenus, les maisons familiales et les bureaux impeccables. Et, pour ne rien arranger, ils sont passés maîtres dans l’art de se faire oublier… jusqu’au jour où l’infestation explose.

Dans cet article, je vous propose de passer en revue les signes qui doivent vous alerter avant d’appeler un professionnel – même si, sur ce blog, on parle surtout de dératisation (rats, souris, fouines). Vous verrez qu’un spécialiste des rongeurs travaille très souvent aussi sur les cafards, ou pourra vous orienter vers un confrère désinsectiseur.

Pourquoi les cafards sont si difficiles à repérer au début

Avant de parler des signes, il faut comprendre l’ennemi. Les cafards (ou blattes) sont des insectes nocturnes, rapides et extrêmement discrets. Ils sortent principalement la nuit, quand tout est calme, et se cachent dans les moindres fentes la journée.

Résultat : vous pouvez en héberger une petite colonie sans en voir un seul en plein jour. C’est d’ailleurs ce qui rend les infestations de cafards aussi sournoises que celles des souris : on se doute de quelque chose, mais on n’est jamais sûr… jusqu’au moment où il est (presque) trop tard.

Bonne nouvelle : même si les cafards se cachent, ils laissent derrière eux de nombreux indices. L’essentiel, c’est de savoir quoi regarder, où, et à quel moment.

Premier signe : l’apparition de petites crottes noires

Comme les rats et les souris, les cafards laissent des déjections. Mais leur taille et leur forme diffèrent des rongeurs :

  • Aspect : petits points ou bâtonnets noir foncé à brun, parfois avec un aspect de grains de poivre moulu.
  • Taille : quelques millimètres, plus petits que la plupart des crottes de souris.
  • Texture : plutôt sèche, friable.
  • Où les chercher ?

  • Autour et derrière les appareils de cuisine : réfrigérateur, four, lave-vaisselle.
  • Dans les placards de cuisine, surtout près des denrées alimentaires.
  • Autour des tuyaux (évier, arrivées d’eau, évacuation).
  • Dans la salle de bains, près du lavabo ou derrière les meubles.
  • Si vous retrouvez régulièrement ce type de petites crottes dans les mêmes zones, le doute n’est plus vraiment permis. C’est un peu comme les marquages d’urine de rats ou de souris : quand les traces se multiplient, c’est que le passage est fréquent.

    Deuxième signe : des peaux et morceaux d’insectes (mues)

    Les cafards muent plusieurs fois au cours de leur croissance. À chaque mue, ils abandonnent une sorte de « coquille » translucide ou brunâtre, qui ressemble à un cafard vide, plus ou moins complet.

    Vous pouvez ainsi trouver :

  • Des enveloppes presque entières de petites blattes (surtout les nymphes).
  • Des morceaux d’insectes : pattes, antennes, morceaux d’abdomen.
  • Ces restes se cachent souvent :

  • Dans les rainures de meubles de cuisine.
  • Derrière les plinthes ou sous les tiroirs.
  • Dans les interstices entre un plan de travail et le mur.
  • Si vous avez déjà cherché des indices de souris (grattages, poils, crottes) et que vous tombez sur ce type de coquilles vides, vous n’êtes sans doute pas face à un rongeur, mais bien à des cafards.

    Troisième signe : une odeur particulière, tenace et désagréable

    Les infestations de cafards dégagent une odeur typique, difficile à décrire, mais très reconnaissable pour ceux qui y sont sensibles :

  • Odeur de moisi, de rance, parfois légèrement sucrée ou « grasse ».
  • Impression d’odeur « sale » persistante, même après avoir nettoyé.
  • Odeur plus forte dans les zones confinées (placards, derrière les meubles, buanderies fermées).
  • Cette odeur vient à la fois des déjections, des sécrétions et des carcasses en décomposition. Plus la population est importante, plus l’odeur est marquée.

    Faites bien la différence avec l’odeur d’urine de souris ou de rat, qui est plus piquante, ammoniaquée. L’odeur de cafard, elle, est plus « sourde », plus diffuse… et elle s’accroche longtemps.

    Quatrième signe : des traces de grignotage sur les aliments et emballages

    Les cafards sont omnivores : ils mangent pratiquement tout :

  • Restes de nourriture (même séchés).
  • Aliments stockés : pâtes, riz, biscuits, farine, croquettes pour animaux.
  • Papiers, cartons, colles, tissus, cuir…
  • On pense souvent que ce sont les souris ou les rats qui abiment les emballages. Mais les cafards aussi peuvent laisser des traces :

  • Petits trous irréguliers dans les sacs en papier ou carton mince.
  • Emballages légèrement grignotés sur les bords.
  • Aliments qui semblent « poussiéreux » ou souillés de petites particules noires (déjections).
  • La grande différence avec les rongeurs, c’est l’absence de gros trous nets et francs dans les sacs ou boîtes. Les cafards laissent plutôt de multiples petits dégâts discrets, souvent associés à la présence de traces noires autour.

    Cinquième signe : des oothèques (capsules d’œufs)

    Les femelles cafards produisent des ootheques, sortes de petites capsules contenant plusieurs dizaines d’œufs. Leur aspect varie selon l’espèce, mais globalement, elles ressemblent à :

  • De petits haricots brun foncé ou marron.
  • Longueur de quelques millimètres à un centimètre.
  • Surface parfois légèrement striée.
  • On peut les trouver :

  • Coincées dans les fissures des murs ou plinthes.
  • Dissimulées derrière les meubles de cuisine.
  • Dans les charnières ou les recoins de placards.
  • Si vous découvrez plusieurs oothèques dans une même pièce, cela signifie que la reproduction est déjà bien installée. Là, on dépasse clairement le simple cafard isolé arrivé dans vos courses.

    Sixième signe : des apparitions nocturnes… puis diurnes

    Vous avez aperçu un cafard en pleine nuit dans la cuisine en allant chercher un verre d’eau ? Ce n’est peut-être pas un drame, mais c’est un signal à prendre au sérieux.

    La chronologie ressemble souvent à ceci :

  • Phase 1 : un ou deux cafards vus tard le soir, lumière allumée brusquement.
  • Phase 2 : plusieurs cafards qui fuient quand vous allumez la lumière, surtout près de l’évier, du plan de travail ou du sol.
  • Phase 3 : vous commencez à en voir aussi en journée, dans la cuisine, la salle de bains, voire d’autres pièces.
  • Cette évolution est cruciale : voir des cafards en plein jour est généralement signe d’une infestation avancée. Cela signifie que la population est devenue trop importante pour rester cachée dans ses refuges habituels.

    Dans ce cas, comme pour une infestation de rats ou de souris que l’on finit par voir circuler en pleine journée, il est temps d’envisager une intervention professionnelle.

    Zones « à risque » à inspecter en priorité chez vous

    Les cafards ont besoin de trois choses : chaleur, humidité, nourriture. Sans surprise, on les retrouve donc surtout dans :

  • La cuisine : sous et derrière le réfrigérateur, le four, le lave-vaisselle, l’évier, dans les placards et tiroirs.
  • La salle de bains : autour du lavabo, de la douche, derrière les meubles et la machine à laver.
  • Les WC ou buanderies : près des arrivées et évacuations d’eau, des conduits, des fissures dans les murs.
  • Les caves et locaux techniques : endroits peu visités, sombres, parfois humides.
  • La logique est la même que pour les rats et les souris : on commence par inspecter les zones où ils ont le plus de chances de trouver de quoi vivre, puis on remonte vers les autres pièces si des indices sont déjà présents.

    Ne pas confondre cafards et rongeurs : quelques repères

    On m’appelle souvent pour des « rats » ou des « souris »… qui s’avèrent être en réalité des cafards, et inversement. Pour éviter les confusions, retenez ces quelques différences :

  • Bruitage : les rats et les souris se font entendre (grattements, bruits de courses dans les cloisons, plafond). Les cafards, eux, sont quasi silencieux.
  • Type de dégâts : les rongeurs font des trous nets dans les sacs, rongent le bois, les câbles électriques. Les cafards laissent plutôt de petites traces de grignotage et des souillures.
  • Crottes : celles des souris sont plus allongées, souvent aux mêmes endroits (le long des murs, derrière les meubles), plus grosses que les minuscules particules de cafards.
  • Heure d’apparition : voir un rat en plein jour est déjà très inquiétant. Voir un cafard en plein jour l’est tout autant, mais on les surprend plus souvent la nuit au début.
  • Identifier correctement le nuisible est essentiel pour appliquer le bon traitement. Un dératiseur sérieux ne posera pas les mêmes produits ni les mêmes stratégies pour un rat, une souris ou une infestation de cafards.

    Les risques pour la santé à ne pas sous-estimer

    On sous-estime souvent les cafards parce qu’ils sont « seulement » des insectes. Pourtant, ils peuvent poser des problèmes sérieux :

  • Contamination alimentaire : ils se déplacent dans les canalisations, poubelles, gaines techniques… puis sur vos plans de travail, vos aliments.
  • Transmission de bactéries : salmonelles, E. coli et autres agents pathogènes peuvent être transportés mécaniquement par leurs pattes et déjections.
  • Allergies et asthme : les fragments de corps et les déjections de cafards sont des allergènes puissants, notamment chez les enfants et les personnes sensibles.
  • Plus l’infestation avance, plus ces risques se multiplient. Comme pour les rats dans un grenier ou une cave, il ne s’agit pas seulement d’un problème de « dégoût », mais bien d’un enjeu d’hygiène et de santé.

    Que faire dès les premiers signes de cafards ?

    Si vous soupçonnez la présence de cafards chez vous, voici une marche à suivre pragmatique :

  • Renforcer immédiatement l’hygiène : ne laissez plus aucun aliment à l’air libre, videz et nettoyez régulièrement la poubelle, essuyez les plans de travail le soir, évitez les vaisselles qui traînent.
  • Limiter les points d’eau accessibles : essuyer l’évier avant de dormir, ne pas laisser de gamelle d’eau pleine toute la nuit, vérifier les fuites éventuelles.
  • Inspecter les zones stratégiques : derrière les appareils, sous l’évier, dans les placards de cuisine et de salle de bains.
  • Mettre en place des pièges de détection : pièges collants spécifiques pour cafards, placés dans les zones sombres et à proximité des murs.
  • Si les pièges se remplissent rapidement ou que vous continuez à voir des cafards malgré vos précautions, il est temps de passer au niveau supérieur.

    Quand faire appel à un professionnel (même spécialisé rats/souris) ?

    La frontière entre ce que l’on peut gérer soi-même et ce qui nécessite un professionnel est parfois floue. Pour les cafards, je recommande de demander de l’aide dans ces situations :

  • Vous voyez des cafards en plein jour.
  • Vous trouvez des oothèques ou des mues en quantité dans plusieurs pièces.
  • Les pièges maison se remplissent très vite.
  • Vous habitez un immeuble collectif où les voisins sont également concernés.
  • Vous avez déjà testé des produits du commerce sans résultat durable.
  • Un dératiseur professionnel, même s’il affiche « rats et souris » sur son site, intervient souvent aussi sur les cafards, ou travaille avec un réseau de spécialistes. Son rôle :

  • Identifier précisément l’espèce de cafard (allemand, oriental, rayé, etc.).
  • Repérer les nids, les cachettes, les zones de passage.
  • Appliquer un traitement adapté (gels, pulvérisations ciblées, régulateurs de croissance) sans surexposer votre famille ou vos animaux de compagnie.
  • Vous conseiller sur les mesures préventives durablement efficaces.
  • Comme pour les rats et les souris, l’efficacité repose autant sur le choix des produits que sur la stratégie globale : obturation des accès, gestion des déchets, entretien régulier.

    Prévenir le retour des cafards après traitement

    Une fois l’infestation maîtrisée, le défi est d’éviter que l’histoire se répète, surtout en immeuble collectif. Quelques habitudes simples font une grande différence :

  • Stocker les aliments dans des contenants hermétiques (verre, métal, plastique épais).
  • Nettoyer régulièrement derrière les gros appareils (frigo, cuisinière, lave-vaisselle).
  • Réduire les sources d’humidité : réparer les fuites, ventiler la cuisine et la salle de bains.
  • Vérifier les arrivées possibles : fissures autour des tuyaux, plinthes décollées, passages entre les appartements.
  • Maintenir un « protocole du soir » : plans de travail nettoyés, pas de vaisselle sale, poubelles fermées.
  • Les cafards, comme les rats et les souris, profitent de nos oublis et de nos petites négligences du quotidien. L’objectif n’est pas de vivre dans une maison clinique, mais d’éviter de leur dérouler le tapis rouge.

    En restant attentif aux signes décrits ici – déjections, mues, odeur, oothèques, apparitions nocturnes puis diurnes – vous pouvez réagir tôt, limiter les dégâts et solliciter un professionnel au bon moment. C’est tout l’esprit de la lutte raisonnée contre les nuisibles : observer, comprendre, puis agir de manière ciblée, sans panique mais sans attendre non plus que la colonie se sente chez elle… plus chez vous que chez vous.

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