À La Mulatière, on a l’habitude de parler rats, souris, fouines… mais depuis quelques années, un autre nuisible gagne dangereusement du terrain : les chenilles processionnaires. Discrètes en hiver, redoutables au printemps, elles transforment un simple pin ou chêne en véritable menace pour les enfants, les animaux de compagnie et même pour la faune locale.
En tant qu’entreprise de dératisation professionnelle spécialisée dans les nuisibles urbains, nous sommes de plus en plus sollicités pour ces envahisseuses urticantes. Oui, même si le mot « dératisation » fait penser aux rongeurs, notre métier couvre bien plus large : tout ce qui perturbe l’équilibre entre l’humain et son environnement, on s’y intéresse.
Chenilles processionnaires : pourquoi La Mulatière est particulièrement exposée
La Mulatière, ce n’est pas qu’un nœud routier, c’est aussi une commune verte, bordée par le Rhône et la Saône, avec des alignements d’arbres, des jardins privés, des parcs. Autrement dit : un terrain de jeu idéal pour les chenilles processionnaires du pin et, de plus en plus, du chêne.
Ces chenilles sont attirées par :
- Les pins d’ornement (dans les jardins, copropriétés, écoles, crèches)
- Les vieux chênes isolés ou en lisière de bois
- Les zones un peu plus chaudes (effet « îlot de chaleur urbain »)
Avec les hivers plus doux, leurs populations explosent, et leurs périodes d’activité s’allongent. Résultat : ce qui était autrefois un problème ponctuel devient aujourd’hui un risque sanitaire saisonnier bien réel.
Un nuisible pas comme les autres : ce qui rend les chenilles si dangereuses
On pourrait se dire : « Ce ne sont que des chenilles, après tout… ». Sauf que non. Les chenilles processionnaires sont une sorte de cocktail toxique ambulant.
Leur arme principale : des poils urticants microscopiques, qui se détachent facilement et se dispersent dans l’air. Ces poils peuvent provoquer :
- Des démangeaisons intenses et plaques rouges sur la peau
- Des irritations sévères des yeux (conjonctivites, voire atteintes plus graves)
- Des troubles respiratoires (toux, difficultés à respirer)
- Des réactions allergiques pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique chez les personnes sensibles
Chez les animaux, notamment les chiens qui reniflent tout ce qu’ils croisent, c’est encore plus dramatique : langue gonflée, nécrose, perte d’appétit, voire mise en jeu du pronostic vital si l’on ne réagit pas rapidement.
Vous avez déjà vu un chien revenir d’une balade en bord de Saône en se frottant frénétiquement la gueule au sol, la langue enflée ? Dans plus d’un cas sur La Mulatière, derrière ce tableau d’urgence vétérinaire, il y avait… une rencontre avec des chenilles processionnaires.
Comment reconnaître la présence de chenilles processionnaires à La Mulatière
Bonne nouvelle : contrairement aux rongeurs qui savent se faire oublier, les chenilles processionnaires laissent des indices très visibles. À surveiller :
- Les nids en forme de « cocon » blanc dans les pins ou les chênes, souvent en haut des branches, ressemblant à des boules de coton ou des sacs en soie collés aux rameaux.
- Les processions au sol : des files indiennes de chenilles rousses, qui se déplacent en ligne, tête contre queue, parfois en longue file d’une dizaine à plusieurs dizaines d’individus.
- Les arbres défoliés : branches de pins ou de chênes entièrement dénudées en plein hiver ou début de printemps alors que les autres arbres semblent en meilleure santé.
À La Mulatière, on observe de plus en plus ces processions sur :
- Les trottoirs proches d’arbres infectés
- Les jardins de maisons ou résidences avec pins décoratifs
- Les abords d’écoles, crèches, cours intérieures
Si vous apercevez une procession : ne touchez pas, ne tentez pas de les écraser en sandales, et gardez les enfants à distance. Une intervention improvisée fait souvent plus de dégâts qu’une absence d’intervention.
Pourquoi il ne faut surtout pas intervenir soi-même
Les réactions typiques des habitants sont toujours les mêmes : « Je vais couper la branche », « Un coup de balai et c’est réglé », ou encore « Un bon feu de jardin et terminé ». Mauvaise idée.
Voici les risques concrets d’une intervention amateur :
- Projection massive de poils urticants : un coup de scie, un coup de balai ou un brûlage de nid libèrent des millions de poils dans l’air, avec un rayon d’action bien au-delà de votre jardin.
- Contamination de vêtements, outils, terrasse : les poils restent actifs longtemps, se déposent sur les tissus, les surfaces, puis se remettent en suspension à la moindre brise.
- Risque grave pour les voisins : une action « maison » peut exposer un voisin asthmatique, un enfant allergique, ou le chien d’à côté sans que vous en ayez conscience.
- Arbre fragilisé : une taille mal faite peut affaiblir l’arbre, ouvrir des portes aux champignons et autres parasites.
Comme pour la dératisation, la lutte raisonnée contre les chenilles repose sur une règle simple : on n’improvise pas. On analyse, on planifie, puis on traite avec la bonne méthode au bon moment.
Notre approche professionnelle à La Mulatière : de la prévention au traitement
Notre entreprise, spécialiste des nuisibles urbains sur l’agglomération lyonnaise, applique sur les chenilles processionnaires la même logique que pour les rats : une stratégie globale, pas un simple « coup de produit ».
En pratique, sur La Mulatière, une intervention se déroule en plusieurs étapes.
Étape 1 : Diagnostic sur site
Nous commençons toujours par un repérage précis :
- Identification des espèces d’arbres concernés (pins, chênes…)
- Localisation des nids (hauteur, accessibilité, proximité de zones sensibles)
- Analyse de l’environnement : école à proximité, aire de jeux, passage fréquent d’animaux
- Calendrier d’observation : présence de nids d’hiver, de processions, de dégâts sur feuillage
À La Mulatière, on rencontre souvent le cas d’une copropriété avec quelques pins, un petit jardin partagé, et une école ou crèche à moins de 100 mètres. Dans ce genre de configuration, la notion de « zone sensible » n’est pas théorique : elle conditionne totalement le type de traitement que nous allons proposer.
Étape 2 : Choix des méthodes de traitement adaptées
Il n’existe pas une méthode miracle, mais plusieurs techniques complémentaires, à choisir en fonction de la saison, de la hauteur des arbres et du contexte urbain.
Parmi les outils que nous utilisons :
- Échenillage (retrait des nids) : découpe des nids à l’aide de matériel adapté, souvent avec nacelle pour les grandes hauteurs, puis destruction sécurisée. Cette méthode est particulièrement utilisée en hiver.
- Pièges à procession : installation de colliers autour des troncs qui capturent les chenilles lorsqu’elles descendent de l’arbre pour s’enfouir dans le sol.
- Traitements biologiques ciblés : pulvérisation de produits à base de Bacillus thuringiensis (Bt) à des périodes très spécifiques du cycle de la chenille, lorsque celles-ci sont jeunes et encore peu urticantes.
- Piégeage des papillons mâles (pièges à phéromones) : limitation des reproductions pour réduire les populations l’année suivante.
L’idée n’est jamais de « tout éradiquer » à tout prix, mais de ramener le risque à un niveau acceptable pour les habitants, les enfants, les animaux et l’écosystème urbain.
Étape 3 : Sécurisation et information des occupants
Un traitement efficace ne s’arrête pas au pied de l’arbre. Il passe aussi par la pédagogie. Sur place, nous :
- Balisonnons si nécessaire les zones à risque temporaire
- Informons les habitants, gardiens, syndics ou responsables d’établissement des comportements à adopter
- Précisons les risques résiduels (poils présents au sol, période de vigilance accrue…)
Par exemple, après la mise en place de pièges à procession sur une résidence de La Mulatière, nous avons organisé une mini-réunion avec les habitants pour expliquer aux propriétaires de chiens pourquoi il fallait éviter quelques massifs de terre pendant plusieurs semaines. Résultat : zéro incident vétérinaire sur la saison, alors que les années précédentes les urgences n’étaient pas rares.
Chez vous, que faire si vous suspectez des chenilles processionnaires ?
Si vous êtes à La Mulatière et que vous pensez avoir des chenilles processionnaires dans votre jardin ou sur votre copropriété :
- N’approchez pas les nids ou processions, et empêchez les enfants d’y toucher.
- Tenez les animaux à distance, surtout les chiens curieux.
- Ne brûlez pas, ne coupez pas, ne pulvérisez rien vous-même.
- Contactez une entreprise spécialisée en nuisibles urbains qui connaît la problématique locale et les obligations réglementaires.
Pensez à noter :
- Le type approximatif d’arbre (pin, chêne…)
- La hauteur estimée du ou des nids
- La date et l’heure d’observation des processions (si vous en avez vu)
Ces informations nous aident à cibler la fenêtre d’intervention idéale et la méthode la plus adaptée.
Et si vous êtes syndic, bailleur ou responsable d’établissement à La Mulatière
Pour les professionnels, le sujet ne se limite pas à un simple inconfort : il touche à la responsabilité. Un enfant ou un salarié gravement touché par des poils urticants sur un site où des nids étaient visibles depuis des semaines, cela peut vite devenir un problème sérieux.
Nous recommandons généralement :
- Un audit annuel des espaces verts (idéalement fin d’hiver / début printemps)
- Un plan de traitement pluriannuel, combinant prévention (pièges à phéromones, traitements biologiques) et actions curatives (retrait de nids, pièges à procession)
- Une information claire des occupants : affichage, notes d’information, rappel des gestes en cas de contact
À La Mulatière, plusieurs copropriétés et établissements scolaires ont déjà mis en place ce type de démarche, avec un résultat visible : moins de nids chaque année, moins de processions au sol, et surtout moins d’incidents sanitaires.
Un mot sur l’équilibre entre nature et santé publique
En tant que spécialiste des nuisibles urbains, nous ne considérons pas les chenilles processionnaires comme des « ennemies à abattre », mais comme un maillon de la biodiversité qui s’est trouvé fortement favorisé par nos choix (plantation massive de pins et de chênes, climat plus doux, manque de prédateurs naturels…).
L’objectif n’est pas de stériliser nos villes, mais de reprendre un peu la main là où la cohabitation devient dangereuse. À La Mulatière, avec ses arbres, ses jardins, ses berges, nous avons la chance de vivre dans une commune encore verte. La clé est de garder cet atout sans transformer les trottoirs en parcours du combattant pour les parents et les promeneurs de chiens.
C’est exactement le cœur de notre métier : intervenir là où l’équilibre est rompu, avec des solutions techniques, mais aussi avec de la pédagogie et du bon sens. Les rats dans les caves, les fouines dans les combles, les chenilles processionnaires dans les pins : les problématiques changent, la philosophie reste la même.
Préparer dès maintenant la prochaine saison des chenilles processionnaires
Si vous êtes sur La Mulatière, la meilleure manière de « gérer » les chenilles processionnaires, ce n’est pas d’attendre la première procession sur le trottoir au printemps. C’est d’anticiper :
- Repérer dès l’hiver les nids sur vos pins et chênes
- Planifier une intervention professionnelle avant la pleine période de risque
- Mettre en place des dispositifs préventifs (pièges, traitements biologiques ciblés) si votre environnement est à haut risque (présence d’enfants, crèches, écoles, zones de promenade de chiens…)
En résumé, les chenilles processionnaires ne sont pas qu’une curiosité de naturaliste : ce sont des nuisibles urbains à part entière, qui méritent la même attention qu’une infestation de rats ou de fouines. La Mulatière, par sa configuration et son environnement, fait partie des communes de l’agglomération lyonnaise où la vigilance doit rester élevée.
Avec une approche professionnelle, raisonnée et respectueuse de l’écosystème, il est tout à fait possible de réduire significativement le risque pour les habitants… sans déclarer la guerre à tout ce qui rampe ou vole dans nos arbres.

