À Givors, on a l’habitude de parler rats, fouines, parfois guêpes… mais depuis quelques années, un autre nuisible s’invite dans les jardins, les parcs et les zones d’activités : la chenille processionnaire du pin. Discrète l’hiver, dangereuse au printemps, elle menace autant nos arbres que notre santé et celle de nos animaux.
En tant que spécialiste des nuisibles autour de Lyon, je vois chaque année augmenter les demandes d’intervention à Givors et dans les communes voisines (Grigny, Loire-sur-Rhône, Chasse-sur-Rhône). Et à chaque fois, même constat : les particuliers comme les professionnels sous-estiment souvent la gravité de ces petites chenilles poilues… jusqu’au premier incident.
Pourquoi les chenilles processionnaires sont un vrai problème à Givors
À première vue, une chenille processionnaire, c’est presque « mignon ». En réalité, c’est l’un des nuisibles les plus agressifs pour l’humain et l’animal que l’on puisse croiser dans un jardin au sud de Lyon.
À Givors, plusieurs facteurs expliquent leur progression :
- Un climat de plus en plus doux, qui favorise leur cycle biologique.
- La présence importante de pins (jardins privés, espaces verts, haies, talus, bords d’autoroutes).
- La proximité de grandes voies de circulation (A7, A47) qui servent de « couloir » à la dispersion des papillons adultes.
Résultat : chaque hiver, les nids se multiplient en hauteur dans les pins. Et au début du printemps, les processions de chenilles descendent en file indienne le long des troncs pour s’enterrer dans le sol… souvent au milieu des zones de passage, pelouses, parkings, cours d’école ou jardins d’entreprises.
Les risques pour la santé : ce qu’il faut vraiment savoir
Le danger des chenilles processionnaires ne vient pas de leur morsure ou de leur piqûre (elles n’en ont pas), mais de leurs poils urticants microscopiques, qui se détachent à la moindre agitation.
Chez l’humain, ces poils peuvent provoquer :
- Des démangeaisons intenses et plaques rouges sur la peau (urticaire sévère).
- Des irritations des yeux : conjonctivite, sensation de grains de sable, yeux rouges et larmoyants.
- Des problèmes respiratoires : toux, gêne pour respirer, crise d’asthme chez les personnes sensibles.
- Dans de rares cas, un choc allergique nécessitant une prise en charge médicale urgente.
Chez les animaux (chiens surtout, mais aussi chats ou chevaux), les conséquences peuvent être dramatiques :
- Langue gonflée, hypersalivation, gémissements.
- Nécrose de la langue ou des muqueuses si léchage ou contact prolongé.
- Dans certains cas, amputation partielle de la langue, voire décès de l’animal.
Un simple jeu d’enfant avec une procession sur la pelouse, un chien curieux qui flaire une chenille, un nid tombé par le vent sur une terrasse… et la situation peut dégénérer très vite.
Reconnaître les chenilles processionnaires et leurs nids à Givors
Savoir identifier ce nuisible est déjà un premier pas pour protéger votre entourage. Quelques indices simples :
Les nids :
- Aspect de « cocon blanc » ou « boule de coton » dans les pins.
- Position en hauteur, souvent aux extrémités des branches exposées au soleil.
- Apparition en plein hiver, bien visibles lorsque les arbres sont dénudés autour.
Les chenilles :
- Couleur brun-noir avec des anneaux plus clairs et des poils urticants.
- Déplacement en file indienne, parfois très longue, sur le sol.
- Présence surtout de février à avril, selon la météo.
Si vous êtes à Givors, soyez particulièrement vigilant autour :
- Des jardins résidentiels avec pins ornementaux.
- Des talus boisés près de l’A47 et de l’A7.
- Des zones industrielles ou d’activités avec haies de résineux.
- Des parcs et aires de jeux fréquentés par les enfants.
Pourquoi faire appel à un spécialiste professionnel à Givors
La tentation est grande de « régler le problème soi-même » : couper la branche, brûler le nid, écraser la procession… C’est précisément ce qu’il ne faut pas faire.
En manipulant un nid sans protection, vous libérez dans l’air des milliers de poils urticants qui peuvent se disperser à plusieurs dizaines de mètres. Même chose en essayant de brûler un nid : la chaleur fait exploser les poils, qui deviennent encore plus volatils.
Un spécialiste professionnel à Givors apporte :
- Une évaluation précise du niveau d’infestation : nombre de nids, arbres touchés, zones à risque autour.
- Des méthodes adaptées au lieu : jardin privé, maison, résidence, parc, entreprise, crèche, école, etc.
- Du matériel de protection (combinaisons intégrales, masques, lunettes, gants) et des outils spécifiques.
- Une intervention sécurisée pour le voisinage, sans dispersion inutile des poils dans l’environnement.
À Givors, certaines zones sont particulièrement sensibles (écoles, crèches, établissements recevant du public, entreprises avec espaces verts ouverts au personnel). Dans ces cas, une intervention professionnelle n’est pas seulement recommandée, elle est parfois exigée par les protocoles de sécurité interne ou les assurances.
Les solutions professionnelles pour jardin, maison et entreprise
On ne traite pas de la même façon un petit jardin de particulier et un grand site industriel. Pourtant, l’objectif est toujours le même : protéger les personnes, les animaux et les arbres. Voici les principales méthodes utilisées par un spécialiste.
1. La coupe et destruction sécurisée des nids
- Utilisation de perches, nacelles ou matériel de grimpe pour atteindre les nids en hauteur.
- Mise en sac hermétique des nids, manipulation avec équipement complet.
- Élimination en filière sécurisée, sans brûlage sauvage ni dispersion de poils.
Adapté aux :
- Jardins de particuliers.
- Cours d’immeubles, résidences, copropriétés.
- Petits parcs et espaces verts d’entreprises.
2. Les colliers pièges autour des troncs
Il s’agit de dispositifs installés autour du tronc des pins, qui interceptent les chenilles lorsqu’elles descendent en procession.
- Système de gouttière qui redirige les chenilles dans un sac collecteur.
- Permet de piéger une grande partie des chenilles au moment de leur descente.
- Intervention en fin d’hiver / début de printemps pour être efficace.
Intéressant pour :
- Les jardins avec quelques pins bien identifiés.
- Les écoles, crèches et aires de jeux à proximité d’arbres infestés.
- Les entreprises avec parkings ombragés par des pins.
3. La lutte biologique par pulvérisation (Bt)
Le Bacillus thuringiensis (Bt) est une bactérie utilisée en agriculture biologique pour lutter contre certaines chenilles.
- Application ciblée sur le feuillage des pins à une période précise.
- Les chenilles ingèrent le produit en se nourrissant des aiguilles.
- Solution efficace, à condition de bien respecter la fenêtre d’intervention.
Particulièrement adapté aux :
- Grands ensembles de pins (lotissements, résidences, parcs d’entreprises).
- Zones où la coupe de tous les nids serait trop coûteuse ou dangereuse.
4. Les pièges à papillons (piégeage de masse)
Placés à la belle saison, ils attirent et capturent les papillons mâles, pour perturber la reproduction.
- Limite les populations sur le long terme.
- Complément intéressant aux autres méthodes.
- Nécessite un suivi d’une année sur l’autre.
Particulier à Givors : protéger votre jardin et votre maison
Si vous vivez dans une maison avec jardin ou en résidence arborée, vous êtes en première ligne. Quelques réflexes essentiels :
- Inspecter régulièrement les pins à l’automne et en hiver (recherche de nids blancs).
- Éviter de laisser jouer les enfants sous les arbres infestés.
- Surveiller la présence de processions au sol à la fin de l’hiver.
- Ne jamais toucher les chenilles, même mortes, ni les balayer à sec.
En cas de doute ou d’observation de nids, un spécialiste peut :
- Faire un diagnostic sur place.
- Vous proposer un plan d’action adapté (coupe de nids, piégeage, protection de certaines zones).
- Mettre en place un suivi annuel si votre environnement reste à risque.
C’est particulièrement important si vous avez :
- Des enfants en bas âge.
- Un chien ou un chat qui se promène librement dans le jardin.
- Une piscine ou une terrasse sous des pins, très fréquentée au printemps.
Entreprises, écoles, collectivités à Givors : un enjeu de sécurité
Pour une entreprise ou une structure accueillant du public, les chenilles processionnaires ne sont pas qu’un désagrément, c’est aussi un risque sanitaire et juridique.
Imaginez :
- Un salarié qui développe une allergie sévère après une pause déjeuner sur un banc sous un pin infesté.
- Des enfants de maternelle qui jouent près d’un tronc colonisé par des chenilles au sol.
- Un client ou un visiteur qui se retrouve avec les yeux brûlants après un passage dans une allée bordée de pins.
Dans ces contextes, faire appel à un spécialiste permet :
- D’obtenir un diagnostic officiel de la situation.
- De mettre en place un plan de traitement et de prévention sur mesure.
- De tracer les actions réalisées (rapports d’intervention) en cas de litige ou de contrôle.
À Givors, de nombreuses structures sont concernées : écoles, crèches, collèges, zones artisanales, plateformes logistiques, commerces avec parkings arborés, campings, etc. Pour toutes, une stratégie anti-chenilles processionnaires fait désormais partie de la gestion normale des risques.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire face aux chenilles processionnaires
Pour éviter d’aggraver la situation, mieux vaut connaître les faux bons réflexes :
- Ne pas brûler les nids soi-même : risque majeur de dispersion des poils et d’incendie.
- Ne pas pulvériser n’importe quel produit (insecticide grand public) sans savoir : inefficace, dangereux, parfois illégal.
- Ne pas manipuler les nids à mains nues, même avec un sac plastique.
- Ne pas laisser les enfants ou les animaux approcher des zones suspectes « pour voir ».
- Ne pas utiliser d’outils type souffleur, nettoyeur haute pression sur ou près des nids.
En cas de contact soupçonné :
- Laver abondamment la peau à l’eau tiède (pas chaude) et au savon.
- Changer de vêtements et les laver immédiatement.
- En cas d’atteinte des yeux ou de difficultés respiratoires : consulter un médecin en urgence.
- Pour un animal : appeler immédiatement votre vétérinaire.
Givors : un territoire particulièrement exposé
Pourquoi insiste-t-on autant sur Givors et ses alentours ? Parce que le secteur réunit quasiment tous les facteurs favorables :
- Une forte présence de pins dans les zones habitées et industrielles.
- Un microclimat plus doux que dans le nord du département, grâce à la vallée du Rhône.
- Des échanges permanents avec des zones déjà très infestées au sud (Vienne, Condrieu, vallée du Gier).
Chaque année, j’observe la même chose : les foyers non traités deviennent des « réservoirs » qui recontaminent les quartiers voisins. C’est pour cela qu’une approche professionnelle et raisonnée est indispensable, surtout lorsque plusieurs arbres ou plusieurs sites sont concernés.
Quand appeler un spécialiste chenilles processionnaires à Givors ?
Pour résumer, il est judicieux de faire intervenir un professionnel dans les cas suivants :
- Vous voyez un ou plusieurs nids dans vos pins, même en hauteur.
- Vous avez déjà eu des processions de chenilles dans votre jardin les années précédentes.
- Vous gérez un site recevant du public ou des salariés, avec des pins à proximité.
- Vous constatez des symptômes suspects chez un animal après promenade (langue gonflée, salivation, gêne).
Une première visite permet de :
- Confirmer qu’il s’agit bien de chenilles processionnaires du pin.
- Évaluer l’urgence de la situation (présence actuelle de processions ou non).
- Programmer les interventions au bon moment du cycle biologique.
- Mettre en place une stratégie de prévention pour les années suivantes.
Face aux chenilles processionnaires, la pire stratégie est l’attentisme. Chaque saison non traitée augmente le nombre de nids l’hiver suivant, et donc les risques pour les personnes, les animaux et les arbres.
Si vous êtes à Givors ou dans les environs et que vous suspectez la présence de chenilles processionnaires dans votre jardin, autour de votre maison ou sur votre site professionnel, n’attendez pas le premier incident pour agir. Un diagnostic rapide et des mesures adaptées permettent, dans la grande majorité des cas, de reprendre le contrôle sans sacrifier ni vos arbres, ni votre tranquillité.

