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Chenilles processionnaires à Charly : un nuisible pas comme les autres
À Charly, on a l’habitude de parler rats, fouines, parfois souris… mais depuis quelques années, un autre nuisible fait parler de lui : les chenilles processionnaires. Moins bruyantes qu’un rat dans les combles, mais bien plus dangereuses pour les enfants, les chiens et même pour vous.
En tant que spécialiste des nuisibles urbains, je vois la même scène se répéter dans le secteur de Charly, Vernaison, Millery ou encore Vourles : un beau jardin, un pin majestueux, des cocons blancs en hauteur… et un parent qui découvre trop tard que ces jolies « boules de coton » sont en réalité une menace sanitaire sérieuse.
Dans cet article, on va voir ensemble comment reconnaître les chenilles processionnaires, pourquoi elles sont si dangereuses, quels sont les réflexes d’un professionnel… et surtout comment protéger vos enfants et vos animaux à Charly.
Reconnaître les chenilles processionnaires dans votre jardin à Charly
Les chenilles processionnaires du pin ne passent que quelques mois dans votre jardin, mais elles laissent des traces. Pour les repérer, observez trois choses.
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1. L’arbre cible
À Charly, ce sont surtout :
- Les pins (noir d’Autriche, sylvestre, laricio, etc.)
- Plus rarement, les cèdres
Si vous avez un de ces conifères dans votre jardin ou dans le jardin voisin, vous êtes potentiellement concerné.

2. Les « cocons » blancs en hauteur
En hiver, regardez la cime et l’extrémité des branches :
- Des amas blancs, comme des boules de coton ou des toiles d’araignées épaisses
- Accrochés au bout des branches, bien exposés au soleil
Ce sont les nids où les chenilles se rassemblent pour se protéger du froid.
3. La fameuse « procession » au sol
À la fin de l’hiver et au début du printemps (souvent entre février et avril autour de Charly, selon la météo), les chenilles descendent de l’arbre :
- Alignées en file indienne, parfois sur plusieurs mètres
- Se suivant littéralement « nez à queue »
- Se déplaçant lentement sur les trottoirs, pelouses, cours d’école, parcs…
C’est à ce moment-là qu’elles sont les plus dangereuses, notamment pour les enfants et les chiens qui les trouvent « rigolotes » et veulent les toucher.
Pourquoi les chenilles processionnaires sont-elles si dangereuses ?
Contrairement aux rats, les chenilles processionnaires ne rongent pas les câbles, ne souillent pas les réserves alimentaires… mais elles ont une arme redoutable : leurs poils urticants.
Un système de défense microscopique mais violent
Les poils urticants :
- Sont projetés dans l’air dès que la chenille se sent menacée
- Se cassent facilement et se dispersent avec le vent
- Restent présents sur le sol, les troncs, les jouets, les terrasses… longtemps après le passage de la chenille
Résultat : on peut être gravement atteint sans même avoir touché directement la chenille.
Les risques pour les enfants
Autour de Charly, j’interviens régulièrement près d’aires de jeux, écoles, crèches et jardins familiaux. Les enfants sont les plus fragiles, car ils :
- Jouent au sol, dans l’herbe et la terre
- Ont le réflexe naturel de toucher ce qui les intrigue
- Portent facilement leurs mains à la bouche ou aux yeux
Les principales réactions possibles :
- Éruptions cutanées très prurigineuses (démangeaisons intenses)
- Œdèmes (gonflements) du visage, des mains, parfois des voies respiratoires
- Atteintes oculaires (kératites) pouvant être graves
- Réaction allergique sévère (rare, mais possible)
Si un enfant a manipulé une chenille processionnaire ou a joué dans une zone infestée, il faut :
- Le laver immédiatement à grande eau (sans frotter)
- Changer ses vêtements et les laver à haute température
- Surveiller la respiration, l’état général
- Consulter rapidement un médecin ou les urgences en cas de doute
Les risques pour les chiens et les chats
À Charly comme ailleurs, le cas le plus fréquent est le chien qui renifle, lèche ou tente de croquer les chenilles en procession.
Les symptômes possibles :
- Hypersalivation, langue gonflée, rouge ou violacée
- Difficulté à respirer
- Vomissements, abattement
- Nécrose partielle de la langue (oui, on peut perdre un bout de langue…)
Dans ce cas : direction vétérinaire en urgence, sans attendre. Plus l’intervention est rapide, plus on limite les dégâts.
Chenilles processionnaires et « dératisation » : pourquoi faire appel à un professionnel ?
On associe souvent mon métier aux rats, souris ou fouines, mais la logique de base reste la même avec les chenilles processionnaires : un nuisible, un risque pour la santé, un besoin d’intervention raisonnée.
Beaucoup de particuliers à Charly tentent encore de gérer seuls ces chenilles. Mauvaise idée, et pour plusieurs raisons.
Des risques importants lors de l’intervention
Monter dans un pin avec une échelle bricolée, sans combinaison, au milieu de nids de chenilles urticantes… c’est la recette parfaite pour finir aux urgences, voire pour tomber de plusieurs mètres.
Un professionnel formé :
- Travaille avec un équipement de protection adapté (combinaison, masque, lunettes, gants)
- Utilise du matériel sécurisé (perches télescopiques, systèmes de pulvérisation, nacelles si besoin)
- Connaît les périodes d’intervention pour limiter les risques de dispersion
Une approche raisonnée, pas du bricolage
Comme pour la dératisation, l’idée n’est pas de « bourriner » avec des produits chimiques à tout-va, mais de :
- Observer : type d’arbres, nombre de nids, proximité des habitations ou écoles
- Diagnostiquer : niveau d’infestation, période du cycle de vie
- Choisir la méthode adaptée : mécanique, biologique, piégeage, parfois combinaison des trois
Sur le secteur de Charly, il est fréquent que j’intervienne chez des particuliers ayant déjà essayé :
- De brûler les nids directement sur l’arbre
- De les frapper au bâton pour les faire tomber
- De pulvériser des produits inadaptés sans protection
Résultat : poils urticants dispersés partout dans le jardin, dans les haies, sur le mobilier, et un problème de santé démultiplié.
Les principales solutions professionnelles contre les chenilles processionnaires à Charly
Il n’existe pas UNE méthode miracle valable en permanence. Comme pour les rats, la clé, c’est la combinaison des techniques, adaptée à la situation locale.
La taille et l’échenillage des nids
C’est l’une des méthodes les plus efficaces lorsqu’elle est réalisée :
- En hiver, quand les chenilles sont encore regroupées dans les nids
- Par temps calme pour limiter la dispersion des poils
- Avec un équipement de protection complet
Les nids sont ensuite enfermés dans des sacs hermétiques puis éliminés en déchetterie spécialisée. Ce n’est pas le sac poubelle classique qui part avec les ordures ménagères.
Les pièges à procession (pièges de collet autour du tronc)
Installés autour du tronc du pin, ces dispositifs :
- Capturent les chenilles au moment où elles descendent de l’arbre
- Évitent qu’elles ne se dispersent dans le jardin
- Permettent une destruction sécurisée du contenu du piège
Ces pièges sont particulièrement utiles dans les jardins familiaux, près des écoles ou crèches de Charly, où le risque de contact avec les enfants est élevé.
Les traitements biologiques préventifs
Au stade larvaire, au début de l’automne, on peut traiter les pins avec des produits biologiques à base de Bacillus thuringiensis (Bt), une bactérie ciblant les chenilles.
Ce type de traitement :
- Est appliqué avec du matériel professionnel (pulvérisateurs, canons à longues portées)
- Agit de manière sélective sur les chenilles, en respectant au mieux l’environnement
- Doit être réalisé au bon moment pour être efficace
Protéger les enfants à Charly : les bons réflexes à adopter
Une intervention professionnelle ne remplace pas les mesures de bon sens du quotidien, surtout si vous avez des enfants ou si vous recevez souvent des familles chez vous.
1. Surveiller vos arbres au fil des saisons
Programmez-vous une « inspection nuisibles » deux à trois fois par an :
- Fin d’été – début d’automne : apparition des premières petites toiles
- Hiver : développement des nids blancs visibles dans la cime des pins
- Fin d’hiver – début printemps : surveiller les descentes au sol
Un simple coup d’œil régulier peut vous éviter des situations à risque.
2. Sensibiliser les enfants sans les affoler
Les enfants comprennent très bien les règles si on les formule simplement :
- Expliquer que certaines chenilles sont « dangereuses, car elles piquent »
- Interdire de toucher les files de chenilles au sol
- Les inciter à vous avertir dès qu’ils voient de « petites bêtes en file indienne »
Vous pouvez aussi leur montrer des photos pour qu’ils sachent reconnaître ces chenilles, mais sans dramatiser.
3. Gérer les zones à risque autour de la maison
Si vous savez qu’un pin infesté est proche (chez vous ou chez le voisin) :
- Évitez de laisser les enfants jouer en dessous de l’arbre pendant la période à risque
- Privilégiez des zones de jeu éloignées des conifères
- Nettoyez régulièrement terrasses, dalles et chemins avec de l’eau (sans balayer à sec, ce qui remettrait les poils en suspension)
Et pour les animaux de compagnie à Charly ?
À chaque printemps ou presque, des vétérinaires du Rhône voient arriver des chiens de Charly, Vernaison ou Brignais touchés par les chenilles processionnaires. On peut limiter fortement ce risque avec quelques habitudes.
Limiter l’accès aux zones à risques
Pendant la période critique (fin d’hiver – début printemps) :
- Évitez de laisser les chiens en liberté près des pins infestés
- Gardez-les en laisse lors des promenades dans les parcs boisés ou chemins forestiers
- Surveillez-les dans le jardin s’il y a des cocons visibles dans un arbre
Réagir vite au moindre doute
Si votre chien :
- Vient de renifler ou lécher des chenilles en procession
- Présente une langue enflée, bave beaucoup, se frotte la gueule avec les pattes
Alors :
- Rincez délicatement la gueule à l’eau tiède (si possible, sans frotter)
- Ne donnez pas de médicaments sans avis vétérinaire
- Contactez immédiatement votre vétérinaire ou une clinique d’urgence
Faut-il abattre les pins infestés à Charly ?
Question fréquente, surtout dans les jardins familiaux ou les copropriétés : « On coupe tout et on n’en parle plus ? » Pas forcément.
Quand l’abattage peut se justifier
On peut envisager d’abattre un pin lorsque :
- L’arbre est très fortement infesté chaque année malgré les traitements
- Il est situé directement au-dessus d’une aire de jeux ou d’une crèche
- Sa taille rend toute intervention sécurisée très compliquée ou trop coûteuse
Mais ce dernier recours se discute au cas par cas. Perdre un grand arbre, c’est perdre aussi de l’ombre, de la biodiversité, du paysage.
Privilégier d’abord la gestion raisonnée
Sur beaucoup de sites à Charly, on arrive à maîtriser les chenilles processionnaires grâce à un plan :
- Pièges de collet installés chaque année
- Traitements biologiques ciblés
- Échenillage des nids les plus accessibles
Le tout avec une surveillance annuelle. C’est plus durable, plus écologique, et souvent plus économique que de faire tomber tous les pins du quartier.
Et la réglementation dans le Rhône ?
Les chenilles processionnaires sont désormais considérées comme un risque sanitaire pour l’homme et l’animal. Certaines communes de la métropole de Lyon encouragent fortement les propriétaires à agir.
À Charly, même si vous n’êtes pas nécessairement « obligés » par un arrêté municipal chaque année, vous avez une responsabilité :
- Limiter les risques pour vos voisins, leurs enfants et leurs animaux
- Signaler les infestations proches des écoles ou lieux très fréquentés
- Ne pas laisser la situation se dégrader au fil des ans
Un professionnel habitué à intervenir sur le secteur lyonnais connaît le contexte local et peut vous guider sur les obligations éventuelles et les bonnes pratiques.
Quand faire appel à un spécialiste à Charly ?
Pour résumer : mieux vaut intervenir trop tôt que trop tard. Demandez l’avis d’un professionnel si :
- Vous voyez des cocons blancs dans un pin, même en petite quantité
- Vous avez déjà observé des « processions » de chenilles dans votre jardin ou devant chez vous
- Votre propriété est proche d’une école, crèche, parc ou aire de jeux
- Vous avez des enfants en bas âge ou des animaux de compagnie sensibles
Comme pour la dératisation, un diagnostic sur place à Charly permet :
- D’évaluer rapidement le niveau de risque
- De proposer un plan d’action adapté au site et à votre budget
- D’anticiper les années suivantes (prévention, pas seulement réaction)
Les chenilles processionnaires ne font pas le bruit d’une colonie de rats dans un plafond, mais leurs conséquences sur la santé peuvent être autrement plus marquantes. Entre observation, prévention et intervention professionnelle raisonnée, il est tout à fait possible de retrouver un jardin sûr pour les enfants, les animaux… et vos pins à Charly.